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CommercialÉcoloStratego

L’achat d’un immeuble représente souvent un investissement important, qu’il s’agisse d’une propriété résidentielle, d’un immeuble commercial, d’un bâtiment industriel ou d’un terrain à développer. Pourtant, certains risques ne sont pas visibles lors d’une simple visite. Une ancienne activité commerciale, un réservoir de produits pétroliers, un déversement ou encore des remblais peuvent avoir laissé des contaminants dans le sol. Au Québec, une étude environnementale de site peut donc devenir un outil essentiel pour mieux comprendre l’historique d’une propriété et réduire les surprises après la transaction.

Qu’est-ce qu’une étude environnementale de site?

Une étude environnementale vise à déterminer si un terrain ou un immeuble présente des indices de contamination ou des risques environnementaux qui pourraient influencer son utilisation, sa valeur ou un futur projet immobilier.

La démarche commence généralement par une évaluation environnementale de site de phase I. Cette première étape consiste principalement à examiner l’historique de la propriété et de son environnement immédiat. Le professionnel peut notamment consulter des documents, analyser les usages antérieurs du terrain et effectuer une inspection des lieux.

Parmi les éléments qui peuvent attirer son attention, on retrouve :

  • une ancienne station-service ou un garage automobile;
  • des activités industrielles ou manufacturières;
  • la présence actuelle ou passée de réservoirs de carburant;
  • des activités de nettoyage à sec;
  • des traces de déversements ou de matières dangereuses;
  • des remblais dont la provenance est inconnue;
  • des propriétés voisines ayant accueilli des activités susceptibles de contaminer le sol.

Une phase I ne signifie donc pas automatiquement qu’un terrain est contaminé. Elle sert plutôt à identifier les facteurs de risque et à déterminer si des vérifications supplémentaires sont recommandées.

Détecter un problème avant de devenir propriétaire

L’un des principaux avantages d’une étude environnementale est simple : obtenir de l’information avant de conclure la transaction.

Une contamination peut parfois entraîner des dépenses importantes. Selon la nature et l’étendue du problème, il pourrait être nécessaire d’effectuer des analyses supplémentaires, de gérer des sols contaminés ou de réaliser certains travaux de réhabilitation.

Découvrir cette situation avant l’achat permet à l’acheteur de prendre une décision avec davantage d’information. Selon le contexte de la transaction, les résultats peuvent notamment servir à approfondir les vérifications, à discuter des conditions de l’achat ou à consulter des professionnels spécialisés avant de poursuivre.

Pour le vendeur, disposer d’information environnementale peut également contribuer à clarifier la situation de l’immeuble et à répondre plus efficacement aux questions d’un acheteur potentiel.

Pourquoi certaines propriétés présentent-elles plus de risques?

L’utilisation actuelle d’une propriété ne raconte pas nécessairement toute son histoire. Un immeuble résidentiel ou un terrain vacant peut avoir accueilli, plusieurs décennies auparavant, une activité très différente.

Par exemple, un terrain sur lequel se trouvent aujourd’hui des logements pourrait autrefois avoir servi à des activités commerciales ou industrielles. C’est notamment pour cette raison que l’analyse historique fait partie intégrante d’une étude environnementale de phase I.

Au Québec, le gouvernement tient également un répertoire des terrains contaminés portant sur certains dossiers connus du ministère. Les municipalités peuvent aussi détenir des renseignements pertinents concernant des terrains contaminés sur leur territoire. Ces ressources constituent des outils intéressants, mais leur consultation ne remplace pas nécessairement une étude complète réalisée par un professionnel lorsque la situation le justifie.

Vous pouvez notamment consulter le Répertoire des terrains contaminés du Québec dans le cadre de vos vérifications.

Que se passe-t-il si la phase I révèle un risque?

Lorsqu’une phase I fait ressortir des préoccupations environnementales, une caractérisation environnementale de phase II peut être recommandée. Contrairement à la phase I, cette démarche comporte généralement des prélèvements et des analyses.

Selon les circonstances, des échantillons de sol ou d’eau souterraine peuvent être analysés afin de vérifier la présence et la concentration de contaminants. L’objectif est alors de mieux déterminer la nature et l’étendue d’une éventuelle contamination.

La démarche peut donc évoluer progressivement :

  1. Phase I : recherche historique, consultation de documents et inspection du site;
  2. Phase II : échantillonnage et analyses lorsque des indices justifient des vérifications supplémentaires;
  3. Intervention ou réhabilitation : lorsque la situation l’exige, des mesures peuvent être établies avec les professionnels concernés.

Cette approche permet d’éviter de tirer des conclusions trop rapidement. La présence d’un ancien usage à risque ne signifie pas nécessairement qu’une contamination problématique existe aujourd’hui.

Un enjeu qui peut aussi toucher la réglementation

Au Québec, la Loi sur la qualité de l’environnement et la réglementation applicable aux terrains contaminés prévoient différentes obligations dans certaines situations. Par exemple, certaines activités industrielles ou commerciales désignées peuvent entraîner des exigences particulières lors de leur cessation ou dans le cadre de certains changements d’utilisation d’un terrain.

Lorsqu’une caractérisation révèle des contaminants dépassant les valeurs applicables, des démarches de réhabilitation peuvent également être requises selon le contexte. Des avis de contamination ou de restriction d’utilisation peuvent par ailleurs être inscrits au registre foncier dans certaines situations.

Il est donc important de distinguer une phase I réalisée dans le cadre d’une vérification diligente avant un achat d’une étude de caractérisation exigée en vertu d’une obligation réglementaire particulière. Chaque propriété possède son propre historique et doit être évaluée selon sa situation.

Une vérification particulièrement pertinente pour certains achats

Une étude environnementale n’est pas réservée aux grandes propriétés industrielles. Elle peut être pertinente dans plusieurs types de transactions immobilières, particulièrement lorsque l’historique du site soulève des questions.

Il peut être judicieux d’en discuter lorsque vous envisagez notamment :

  • l’achat d’un immeuble commercial ou industriel;
  • l’acquisition d’un terrain destiné à un projet de construction;
  • l’achat d’une propriété ayant déjà accueilli une activité à risque;
  • un projet de redéveloppement ou de changement d’usage;
  • l’acquisition d’un immeuble situé près d’anciennes activités industrielles ou commerciales.

Les prêteurs, investisseurs ou autres intervenants dans une transaction peuvent également demander certaines vérifications environnementales selon le type d’immeuble et le niveau de risque perçu.

Le courtier immobilier, un allié pour mieux préparer la transaction

Le rôle du courtier immobilier ne consiste pas à remplacer un ingénieur, un professionnel de l’environnement ou un conseiller juridique. Il peut toutefois vous aider à reconnaître les situations où des vérifications supplémentaires méritent d’être envisagées et vous accompagner dans la coordination des différentes étapes de votre transaction.

Dans un marché immobilier où chaque propriété possède ses particularités, prendre le temps de faire les vérifications appropriées peut contribuer à acheter ou à vendre avec davantage de confiance. Une étude environnementale représente alors non pas une dépense inutile, mais un outil de gestion du risque permettant de prendre une décision mieux informée.

Vous envisagez l’achat ou la vente d’un immeuble et vous vous demandez si une étude environnementale serait pertinente? Contactez-moi afin de discuter de votre projet immobilier. Je pourrai vous accompagner dans votre transaction et vous aider à identifier les vérifications à considérer selon les caractéristiques de la propriété.

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